24 février 2007

Le vote blanc ? Et après ?

C'est une question qui revient souvent :
Je vais tenter de répondre, mais je ne serai pas sûr de convaincre tout ceux qui savent déjà pour qui voter et qui iront voter. De plus, le soucis de ce genre de texte est son coté moraliste. Assumons-le jusqu'au bout.

A voter et à faire voter.
Les votants étaient 33 Millions en 2002 et la population en âge de voter est d'environ 47,5 Millions. Mon discours s'adresse donc en priorité au 15 millions restants. Ceux qui ne sont pas inscrits en forme la moitié et l'autre moitié les abstentionnistes. ça fait du monde, même si d'autres calculs parlent de 5 millions de non-inscrits.
Nous aurons besoin des 33 millions , mais là aujourd'hui je m'adresserai à tous ceux qui sont inscrits et qui hésitent encore à aller voter.
Ceux qui voteront peut-être parce que nous les aurons convaincu de se déplacer et d'aller voter. Voilà la première chose à laquelle sert le vote blanc;
A voter et à faire voter.

Pourquoi et pour quoi ?
Entreprise ardue il est vrai aujourd'hui, nous réalisons jours aprés jours à quel point la confiance entre les politiques et les citoyens est affaiblie. La question n'est plus de savoir si c'est justifié ou pas, la défiance est sans équivoque pour 2/3 des français qui ne font confiance ni à la droite ni à la gauche pour gouverner. Chez les abstentionnistes c'est encore plus grave évidemment, ils sont 87 %. Voilà donc la défiance mise en évidence et qui justifie d'autant le fait de ne plus voter. Ainsi pour ces abstentionnistes voter est un outil qui légitime ces mêmes élus qu'il jugent éloignés de leur préoccupation. Bref, pour ceux qui sont inscrits et qui peuvent voter, à quoi bon .
Nous en sommes là.

Le vote blanc permet de séparer cette défiance du politique de la défiance de la démocratie. Il est plutôt sain d'attendre de ces responsables une certaines proximité, en tout cas qu'ils se sentent proche des attentes citoyennes, qu'ils les comprennent, qu'il y est un minimum d'empathie. Las, aujourd'hui les discours et les images ne montrent et ne démontrent qu'un éloignement qui semble inéxorable. Par contre le modèle démocratique est sur toute la planète, l'enjeu de batailles incessantes. Quelque soit le pays; qu'il soit en voie de dévelloppement ou établie, ce modèle fait figure d'objectif à atteindre. Comme une utopie nécéssaire au bien-être commun. Le rejeter, correspond à insulter le désir de progrès humain. Faire donc la différence entre démocratie et politique est pour moi faire oeuvre de salubrité publique.

Suffit-il de voter blanc pour que les élus se rapprochent des citoyens ?
Si le nombre de vote blanc est faible, la majorité gagne, et l'éloignement persiste, on peut imaginer que l'environnement social peut se charger de réguler ce dysfonctionnement. Si non lorsque le nombre est élevé, l'élu est en position de devoir prendre en compte cette demande. J'ai déjà démontré que l'abstention ne permet pas l'amélioration de cette relation. Par élimination, je pourrai me contenter de dire que le vote suffit.
On peut ajouter toutefois que sur le terrain un électeur qui va voter blanc le dit et l'affirme. Il devient donc l'enjeu du travail de conviction de l'élu. Ce geste met en évidence un manque de choix satisfaisant pour l'électeur, le candidat se doit d'aller au contact de l'électeur, c'est la rêgle du genre. Il aura à priori plus de "facilité" à convaincre un électeur qui est prêt à voter plutôt que celui qui va voter pour un autre candidat.

Le vote blanc ? et aprés ?
On a vu qu'il fallait aller voter, on a essayé de montrer pourquoi et enfin nous avons abordé une des conséquences du vote blanc. La finalité reste, toutefois, à préciser. Le vote blanc est un outil, on voit bien qu'un outil à une fonction. Sa fonction est de représenter les électeurs qui n'ont pas trouvé de candidats qui leurs conviennent.
Et après ?
Et après, lorsque les votes blancs sont nombreux ou sont majoritaires, comment décemment une gouvernance peut-elle s'opérer ? Aprés donc, devant le suffrage unanime, une nouvelle élection est provoquée avec de nouveaux candidats. Parce qu'une démocratie porte en elle le progrés de l'humanité. Et c'est bien ainsi qu'est entammé un cercle vertueux.
Et qu'il est du devoir des citoyens de savoir dire non à une déviance des politiques.

S'il les citoyens ne le font pas qui le fera ?

Aprés, donc, une meilleure démocratie.

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