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09 avril 2007

Le vote blanc : volet présidentiel

Dans ce deuxième volet d'analyse de la note du centre d'analyse stratégique nous aaborderon l'aspect de l'election aux suffrages universel. Cet aspect est abordé dans un premier temps à travers le prisme du référendum. Le référendum en effet necessite une majorité de suffrages exprimé tout comme l'élection présidentielle. Dans ce cas, l'affirmation suivante est amené comme une évidence :
"Il suffirait en effet que le nombre de bulletins blancs soit supérieur à celui des voix positives. Le vote blanc s’allierait donc au « non » au sein d’une majorité de rejet"
Pourquoi le vote blanc s'allierait-il au "non" ? Exprime t'il la même chose ? Lorsque qu'un électeur vote blanc souhaite dire non à la question est-ce un refus ou un doute ? Il y a rejet et rejet. Certes Le rejet d'une question peut se manifester en disant "non" mais elle peut aussi être en exprimant une non-recevabilité de la question et dire "je ne peux pas répondre, reformuler votre question".

Du coup il y a une contradiction avec le cas péruvien qui justement fonctionne correctement :
Cela peut d’ailleurs, dans une certaine mesure, être rapproché du cas péruvien : le Jury National des Affaires Electorales est en effet tenu de déclarer la nullité totale des élections lorsque les votes blancs ou nuls, ensemble ou séparément, sont supérieurs aux deux tiers du résultat des bulletins valides.
00Effectivement dans ce cas le vote blanc ou nuls provoque la "nullité totale de l'élection" mais ne signifie pas qu'une réponse a été donné au référendum et dans ce cas l'élection est invalidé. Replanifié ou reformulé, il n'y a simplement pas de réponse donné à la question, il ne s'agit pas non plus d'un refus. On peut simplement prendre l'exemple du référendum sur la constitution européenne qui avec plus de 25% de vote blanc aurait put être reprogrammé six mois plus tard. Ce qui aurait permis de rediscuter l'information des citoyens et de sortir du contexte politique.

Dans le cas de l'élection présidentielle, Il y a une extrapolation de la théorie précédente : Les vote blancs s'additionneraient au vote de l'adversaire perdant. Cette logique n'ayant aucun bon sens, il aurait trés bien pu être interprétés comme en Grêce ou le vote blanc s'additionne au vainqueur. Selon l'interprétation faite dans la note :
Or, dans le cas du second tour, où ne peuvent se maintenir que les deux candidats arrivés en tête au tour précédent, une telle majorité ne relèverait plus de l’évidence.
puisque par exemple :
En témoigne l’élection de 1995. Si le vote blanc avait été comptabilisé comme un suffrage exprimé, l’élection de Jacques Chirac n’aurait pu être proclamée : ses 52,6 % se seraient en effet mués en 49,5 %, le plaçant en deçà de la majorité absolue.
Ce qui signifie que ceux qui ont voté blanc aurait très bien pu voter pour Lionel Jospin à l'époque... s'ils avaient deviné la règle établi ici. Très clairement l'interprétation dépend de la règle donné aux conséquences du vote blanc. Or cette règle varie au cours de la note: Au départ dans le cas des municipales les sièges vides ne sont pas concevable puis à la fin du document les votes blancs s'allient à l'opposition...
Il faudrait simplement s'accorder sur une règle : celle que je propose au début de l'analyse :
Aucun sièges ne pouvant être attribuée aux votes blancs, seul le rapport des votes blancs par rapport aux suffrages exprimés devra invalider l'élection.
La conclusion fera l'objet d'un billet..

07 avril 2007

le vote blanc par le centre d'analyse stratégique

Voici de l'analyse de la note de veille publié par Centre d'Analyse Stratégique.

La partie qui suit est plus appropriée à nos questions. En effet dans les derniers paragraphes, les arguments de fond apparaissent avec l'application de la comptabilisation du vote

blanc dans les differends modes de scrutins.

Le premier cas de l'élection proportionnelle est assez vite évacué avec une conclusion surprenante:

"Dans le cadre des élections à la représentation proportionnelle (élections européennes et régionales), la reconnaissance du vote blanc n’aurait aucun effet sur la répartition des sièges"

La raison en est simple :

Des bulletins blancs ne peuvent, logiquement, entraîner l’attribution de sièges au bénéfice d’une liste qui n’existe pas

Le vote blanc ne porterait donc à aucune conséquence dans ces cas là ... Et d'aprés l'auteur cela expliquerait la reconnaissance du vote blanc en Suède. Il se trouve cependant qu'en Suède qu'une majorité de bulletins blancs invalide l'élection. C'est donc ce qui pourrait être considéré dans le cas des élections proportionnelles :

Aucun sièges ne pouvant être attribuée au votes blancs, seul le rapport vote blanc par rapport aux suffrages exprimés devra invalider l'élection comme en Suède (Article 25 ), justement.

Je regrette le peu de curiosité de l'auteur qui aurait pu pousser lègèrement plus loin son enquète sans en rester aux apparences.

Ensuite la deuxième partie s'adresse à l'un des arguments principaux des adversaires du vote blanc. Le scrutin majoritaire, à deux tours, propre aux élections cantonales et législatives. Dans le cas de ces deux élections en effet c'est le candidat ayant obtenu la majorité absolue des voix qui remporte l'élection. C'est d'ailleurs ce qui provoque les marchandages de second tour dans les fameuses triangulaires.

Or, le décompte des bulletins blancs entraînerait mécaniquement une élévation du seuil de cette majorité, et rendrait ainsi plus souvent nécessaire l’organisation d’un second tour.

Puisque cela arrive déjà je ne vois pas en quoi cela serait un problème. En dehors de démontrer un deficit de légitimité des candidats en présence. De plus ces arguments sont une reformulation de l'argumentation faite par Jean-François Copé le 30 Janvier 2003:

Aux élections au scrutin majoritaire à deux tours, telles que les élections législatives, le décompte des bulletins blancs parmi les suffrages exprimés aurait pour premier effet d'élever le chiffre de la majorité absolue. L'élection d'un candidat au premier tour serait ainsi rendue plus difficile, ce qui augmenterait le nombre des cas où il faudrait procéder à un second tour.

Jean-françois copé devrait demander des droits d'auteurs...

Encore une fois, l'argumentation en reste là. Ce n'est pas la grande nouveauté dans l'argumentation, la voici, d'ailleurs :

En ce qui concerne les élections municipales, la comptabilisation des votes blancs pourrait, dans une certaine mesure, conduire à un appauvrissement du jeu démocratique : dans les communes de 3 500 habitants et plus, les listes qui n’obtiennent pas 5 % des suffrages exprimés ne sont pas admises à répartition des sièges. Dans le cadre d’une prise en compte des votes blancs, ce seuil serait évidemment plus conséquent en nombre de voix et pénaliserait ainsi les « petites » listes.
Ah effectivement, c'est la seule nouveauté, voilà que désormais les petites listes se voient prise en compte dans les reflexions, et qu'en vertu de l'article 262 du code électoral. les petites listes seraient lésés du fait du plus grand nombre de suffrages exprimés. Effectivement cet argument est valable si on considère le vote blanc comme un vote partisans. La répartitions peut trés bien se faire avec des votes partisans ( vote pour les partis ). C'est d'ailleurs étrange que dans un cas on considère que "Des bulletins blancs ne peuvent, logiquement, entraîner l’attribution de sièges au bénéfice d’une liste qui n’existe pas" puis ensuite dire que ces sièges devrait implicitement être réservé au décompte du vote blanc. Puisque qu'en effet on validant la comparaison des scores avec les autres scores et celui du vote blanc on répartie les vote blanc entre tous les candidats. Pour être plus clair,-et c'est un des soucis de cette affirmation que son manque de clarté- Admettons que dans le cas d'aujourd'hui le vote blanc face 20% des voix. Il n'a aucune conséquence.



petite liste vert bleu rouge rose blanc
cas normal 100 6 15 40 30 9 25
répartition des sièges 20 1 3 8 6 2
cas simulé 80 4,8 12 32 24 7,2
répartition des sièges 19 0 3 8 6 2

Dans le cas évoqué par l'auteur, un siège serait retiré du conseil municipal. Or le vote blanc n'est pas un siège vide comme c'est indiqué plus haut. Dans ce cas ce qui serait fait c'est de répartir le ou les sièges des petits partis entre les partis ayant eu largement au dessus de 5% de voix.Cette hypothése a effectivement pour effet de nier la proposition précédente qui est simplement de donner au vote blanc des conséquences électorales et non simplement statistiques ou mathématiques. je me permet de rappeler la proposition faite plus haut :

Aucun sièges ne pouvant être attribuée au votes blancs, seul le rapport vote blanc par rapport aux suffrages exprimés devra invalider l'élection comme en Suède (Article 25 ), justement.


L'analyse du cas des présidentielles au prochain billet..

27 mars 2007

Commentonfait: le vote blanc

Déposé dans la rubrique WIKI, Mode de scrutin de commentonfait.fr du célèbre Alexandre Jardin..

Cette demande ne cesse de revenir depuis maintenant prés de trente ans. De nombreuses propositions de droite et de gauche vont dans ce sens :

De Arnaud de Montebourg (PS) dans le cadre de sa 6éme république à Thierry Mariani député UMP du Vaucluse en passant par Gérard Vignoble député du Nord UDF, ils ont tous proposé la reconnaissance du vote blanc parmi les suffrages exprimés.

En 1998 prés de deux tiers des français estimait que le vote permettrait d'améliorer la démocratie.

Cette proposition correspond trés exactement à ceux qui ne se reconnaissent dans aucun des candidats. Il met au premier plan un choix de qualité, plutôt qu'un vote contre ou anti, plutôt qu'un vote contestataire.

Par ailleurs l'absence de cette outil civique n'implique pas la disparition du vote contestataire mais que celui-ci se redistribue sur des candidats qui reflètent la défiance. Ces votes se soustrayant aux candidats de "programme". Cela provoque l'abaissement de leur score.Le premier tour devient ainsi un jeu de hasard, puisque tout les candidats se retrouvent dans un "mouchoir de poche". Ainsi, c'est exactement ce qui s'est produit pour le premier tour de 2002 avec le vote dispersé dans les petits partis, et les partis d'extrême. Aujourd'hui, c'est ce qui se profile avec un vote de défiance réparti entre "républicain" et "non-républicain". Dans tous les cas ce ne sont pas les convictions qui sont défendu mais une position de défiance.

Aujourd'hui les français doivent être convaincu que leurs élus sont digne de confiance en ayant la possibilité d'exprimer leur défiance.

L'enjeu est démocratique. Le bulletin blanc est comptabilisé au même titre que les autres bulletins. s'il est minoritaire, il n'y a pas de changements et le peuple aura son élu. Si le vote blanc est majoritaire, c'est que dans ce cas une majorité du peuple rejette les candidats en présence. Dans ce cas, l'élection est invalidé et une autre élection a lieu avec de nouveaux candidats.

Le premier enjeu devenant la baisse du vote de défiance, tous les discours négatifs et les accusations qui détruisent l'idée de l'action globale des politiques sont écartés au profit d'un discours favorisant le vote de confiance. En canalisant la défiance, on la mesure et on donne corp à l'adhésion, on encourage cette adhésion tout en donnant aux citoyens la possibilité d'éxercer un contre-pouvoir démocratique. c'est à la fois la liberté de voter, l'égalité d'expression et la reconciliation par la fraternité de l'élection qui s'achève par une élection qui aboutit.

Le vote blanc est un outil pour améliorer la démocratie. Il appartiendra aux politiques de se donner les moyens de la baisse du vote de défiance.

21 mars 2007

"Il y a suffisamment de choix"

Réponse: Et pourtant il y a encore beaucoup d'indécis.

Si les indécis sont si nombreux et que les estimations d'abstentions tourne autour d'un quart de la population française, c'est que les propositions ne correspondent pas à l'aspiration des français. Cet affichage d'indécision et d'abstention ne peut motiver les électeurs à aller voter, et fait croire que c'est la faute du citoyen d'être indécis. Alors qu'avec un bulletin blanc on focalise l'attention sur les projets et les programme politique.

Question: Voter blanc, c'est comme si vous étiez devant l'étal d'un marchand et que vous refusez d'acheter.
Réponse: Lorsque l'on arrive devant cet étal de fromage ou de fruits. Il est possible qu'on considérant tous ces fromages certains d'entre nous ne pourront trouver aucun fromage à leur gôut. Si peu de client ressente cette insatisfaction et le notifie auprès du vendeur. Il y a peu de chances que le choix change, s'il sont nombreux à se manifester les choses seront différentes. Et il est fort à parier que l'etallage changera. Le vote blanc permet de manifester cette insatisfaction et de lui donner une valeur démocratique. Il permet donc de ré-instaurer le dialogue plutôt que de partir sans rien dire.

17 mars 2007

Comment Agir ?


Comment agir ?
Informer votre réseau, et nous via le mail info@partiblanc.fr :
Faire connaître notre combat :
· Auprès des journalistes, auprès des sondeurs, auprès de vos élus et auprès de votre entourage si cela n'est pas déjà fait.
· Rappelez que nous n'incitons pas à voter blanc mais à voter.
La phrase type est : Il vaut mieux voter blanc que de s'abstenir.
· Pensez à faire valoir votre volonté de voir le vote blanc comptabilisé comme les autres suffrages exprimés.
· Diffusez en utilisant le site ressource http://communaute.partiblanc.fr/militant/
· Améliorez par vos remarques et vos critiques : partiblanc@gmail.com

S'informer par tous les moyens possibles, pour rester non partisan:
· Si vous lisez un article, dans un journal, sur Internet, dans un Blog,
· Si vous entendez un commentaire à la radio, vous voyez un sujet télévisé. Un sujet ayant un rapport avec le vote, l'abstention ou le vote blanc,
· Si vous lisez les programmes des autres candidats, pour savoir ne pas promouvoir un vote partisan.
· Partagez-le avec les autres. S'ils ne le connaissent pas cela leur donnera l'occasion de réagir et d'affiner leur point de vue. Cela nous permettra également de connaître nos soutiens.

Expliquer, faire preuve de pédagogie:
· Expliquez avec des phrases précises, concrètes, simples,
· Provoquez des débats, assurez-vous que nos interlocuteurs ont compris notre démarche : ne créez pas de conflit mais un débat, ça peut paraître évident pour certains, utopique pour d'autres, à chacun sa méthode, à chacun son style.
· Parlez : la parole est ce qui fonde la démocratie.
· Si nous considérons que le vote blanc est une solution incontournable pour une démocratie respectueuse du citoyen : nous devons accepter de considérer qu'il faut commencer dans notre démarche à respecter le point de vue de l'autre. Et de démontrer ainsi les valeurs que nous défendons.

Nous aider financièrement, parce que cela nous permet d'aider les militants
· Dons ou adhésions, cela permet de financer les distributions de tracts et les conférences que nous organisons, cela permet de financer notre structure.
· Il y a deux types de financement : (http://www.partiblanc.fr/adhesionpb.htm)
o Sympathisants, dons : à partir de 5 € (pas d'espèces).
o Adhérents : 30 €/an pour les personnes à faibles revenus (sans justificatifs) et 60 €/an pour les autres.
A savoir :
· Chaque adhérent possède un droit de vote, pour les grandes décisions et l'élection du bureau.
· Les comptes d'un parti politique sont publiés et vérifiés par des experts comptables.
· La Commission Nationale des Comptes des Campagne et des Financements Politiques les vérifie chaque année. http://www.cnccfp.fr/.

16 mars 2007

"Il ne faut pas inciter à voter blanc ! "

C'est une affirmation que j'ai tous les jours..
C'est une question qui est plus difficile qu'il n'y paraît. Cela signifie souvent que le citoyen en face de nous ne comprends que nous souhaitons comptabiliser les bulletins blancs au même titre que les autres bulletins. Alors il faut expliquer et puis ré-expliquer. D'abord simplifier, et prendre son temps :
Nous souhaitons trouver dans les bureaux de vote des bulletins blancs à coté de autres bulletins. Nous souhaitons que ces bulletins aient la même valeur que les autres bulletins.
Alors souvent là ça se débloque. L'interlocuteur répond une fois sur deux :
Ah oui, je suis pour la reconnaissance du vote blanc..etc
Il peut évidemment avoir le cas où celui qui est en face est moins "coopératif", cela ne veut pas nécessairement dire qu'il est contre le vote blanc. Cela signifie très souvent que celui sait pour qui il va voter.
Dans ce cas, personnellement, je le félicite de voter et l'encourage à promouvoir cette action civique. Mais ce n'est pas forcément aussi simple, l'enthousiasme aidant la discussion continue :
ça sert à rien de voter blanc , disent-ils..

Je réponds généralement : évidemment, si vous savez pour qui vous votez c'est normal. Si vous êtes certains que la personne que vous élirez a la bonne solution, c'est heureux que POUR VOUS.

Car effectivement d'un point de vue partisans et donc très personnel, cela ne sert à rien, et c'est même absurde de voter pour un autre candidat que celui que l'on a choisit . C'est une position normale. Pourtant, il existe souvent un certain agacement face aux engagements partisans. Cela se justifie même par des sondages qui indiquent à nouveau une envie d'union nationale. Alors lorsque le parti socialiste refusent cette idée, on comprend que c'est une option politique dont il s'agit et qu'il y a là une opposition de vue. Car choisir librement d'avoir un engagement partisans ou souhaiter une ouverture sans concession est un enjeu politique.
Est-ce à un militant pour la reconnaissance du vote blanc de militer pour un engagement politique ?
Non, je ne le souhaite pas et beaucoup de sympathisant insiste sur notre motivation non-partisane.

C'est à dire de ne parler que de civisme.

Une fois que cela est dit, on peut souhaiter continuer sur la différenciation entre intérêt individuel et intérêt général. on peut essayer d'expliquer à notre interlocuteur que la seule manière de donner une raison à un abstentionniste de se déplacer et de voter, est de lui donner un vote blanc qui compte. On déplace ainsi le débat sur le plan de la lutte contre l'abstention et de l'intérêt général.

Car en fait un vote blanc sert à ne pas s'abstenir.

Je continuerais dans un autre article sur l'utilité du vote car quelque fois la question se pose... J'ai déjà écrit que l'abstention ne sert à rien. Peut-être sera t'il necessaire de donner d'autres angles.

14 mars 2007

bien qu’en augmentation, sensible au fil des scrutins,....

... reste dans l’ensemble marginal..
C'est toujours un peu la même chose lorsque l'on parle du vote blanc... On dit que ça bouge beaucoup que c'est une envie sérieuse, 10% dans la dernière vague de mesure du CEVIPOF.

Donc le constat est sérieux , et il n'est pas mesuré dans les sondages pourtant.

On sent bien que l'outil n'est pas maitrisé.
Ils aurait dû me passer un coup de fil...

Anne Muxel écrit :

Cache-t-il la tentation abstentionniste difficile à avouer, marque t-il encore davantage la part d’indécision d’aller voter ou revêt-il une réelle signification politique et un désaveu face aux candidats en lice ? Comment interpréter l’ampleur de cette réponse à trois mois du scrutin ? Qui sont ces électeurs qui déclarent vouloir voter blanc ? Sont-ils sociologiquement et politiquement plus proches des abstentionnistes ou des votants ayant déjà arrêté leur choix sur un candidat ?
Une envie abstentionniste ? Qui de surcroit, serait cachée... parce que difficilement avouable.
C'est faux, (sauf votre respect) l'abstention est mesurée et même si elle est faible(moins de 4%) elle ne fait pas honte pour autant. Par contre la mesure est claire... 10% sont prêt à voter blanc. Cela fait plus de quatre millions d'électeurs.

la part d’indécision d’aller voter ? Quelle est la différence avec l'abstention ? L'auteur semble se perdre en conjecture.

une réelle signification politique ... Oui, celle de ne pas savoir pour qui on va voter et les raisons pour lesquelles l'électeur n'en sait rien vient du fait qu'il n'est convaincu par aucun des candidats pris individuellement. C'est à dire qu'il a une ou plusieurs raison de ne pas voter pour chacun des candidats. Je ne sais pas si c'est une signification politique ça, pour moi cela me semble assez clair.

un désaveu face aux candidats en lice ? Pourquoi pas, un désaveu pour certain mais par forcément pour d'autres. C'est à voir individuellement.

Sont-ils sociologiquement et politiquement plus proches des abstentionnistes ou des votants ?

Ben trés clairement. Ils sont plus proches des votants et ces même ça qui fait leur spécifictés ...

24 février 2007

Le vote blanc ? Et après ?

C'est une question qui revient souvent :
Je vais tenter de répondre, mais je ne serai pas sûr de convaincre tout ceux qui savent déjà pour qui voter et qui iront voter. De plus, le soucis de ce genre de texte est son coté moraliste. Assumons-le jusqu'au bout.

A voter et à faire voter.
Les votants étaient 33 Millions en 2002 et la population en âge de voter est d'environ 47,5 Millions. Mon discours s'adresse donc en priorité au 15 millions restants. Ceux qui ne sont pas inscrits en forme la moitié et l'autre moitié les abstentionnistes. ça fait du monde, même si d'autres calculs parlent de 5 millions de non-inscrits.
Nous aurons besoin des 33 millions , mais là aujourd'hui je m'adresserai à tous ceux qui sont inscrits et qui hésitent encore à aller voter.
Ceux qui voteront peut-être parce que nous les aurons convaincu de se déplacer et d'aller voter. Voilà la première chose à laquelle sert le vote blanc;
A voter et à faire voter.

Pourquoi et pour quoi ?
Entreprise ardue il est vrai aujourd'hui, nous réalisons jours aprés jours à quel point la confiance entre les politiques et les citoyens est affaiblie. La question n'est plus de savoir si c'est justifié ou pas, la défiance est sans équivoque pour 2/3 des français qui ne font confiance ni à la droite ni à la gauche pour gouverner. Chez les abstentionnistes c'est encore plus grave évidemment, ils sont 87 %. Voilà donc la défiance mise en évidence et qui justifie d'autant le fait de ne plus voter. Ainsi pour ces abstentionnistes voter est un outil qui légitime ces mêmes élus qu'il jugent éloignés de leur préoccupation. Bref, pour ceux qui sont inscrits et qui peuvent voter, à quoi bon .
Nous en sommes là.

Le vote blanc permet de séparer cette défiance du politique de la défiance de la démocratie. Il est plutôt sain d'attendre de ces responsables une certaines proximité, en tout cas qu'ils se sentent proche des attentes citoyennes, qu'ils les comprennent, qu'il y est un minimum d'empathie. Las, aujourd'hui les discours et les images ne montrent et ne démontrent qu'un éloignement qui semble inéxorable. Par contre le modèle démocratique est sur toute la planète, l'enjeu de batailles incessantes. Quelque soit le pays; qu'il soit en voie de dévelloppement ou établie, ce modèle fait figure d'objectif à atteindre. Comme une utopie nécéssaire au bien-être commun. Le rejeter, correspond à insulter le désir de progrès humain. Faire donc la différence entre démocratie et politique est pour moi faire oeuvre de salubrité publique.

Suffit-il de voter blanc pour que les élus se rapprochent des citoyens ?
Si le nombre de vote blanc est faible, la majorité gagne, et l'éloignement persiste, on peut imaginer que l'environnement social peut se charger de réguler ce dysfonctionnement. Si non lorsque le nombre est élevé, l'élu est en position de devoir prendre en compte cette demande. J'ai déjà démontré que l'abstention ne permet pas l'amélioration de cette relation. Par élimination, je pourrai me contenter de dire que le vote suffit.
On peut ajouter toutefois que sur le terrain un électeur qui va voter blanc le dit et l'affirme. Il devient donc l'enjeu du travail de conviction de l'élu. Ce geste met en évidence un manque de choix satisfaisant pour l'électeur, le candidat se doit d'aller au contact de l'électeur, c'est la rêgle du genre. Il aura à priori plus de "facilité" à convaincre un électeur qui est prêt à voter plutôt que celui qui va voter pour un autre candidat.

Le vote blanc ? et aprés ?
On a vu qu'il fallait aller voter, on a essayé de montrer pourquoi et enfin nous avons abordé une des conséquences du vote blanc. La finalité reste, toutefois, à préciser. Le vote blanc est un outil, on voit bien qu'un outil à une fonction. Sa fonction est de représenter les électeurs qui n'ont pas trouvé de candidats qui leurs conviennent.
Et après ?
Et après, lorsque les votes blancs sont nombreux ou sont majoritaires, comment décemment une gouvernance peut-elle s'opérer ? Aprés donc, devant le suffrage unanime, une nouvelle élection est provoquée avec de nouveaux candidats. Parce qu'une démocratie porte en elle le progrés de l'humanité. Et c'est bien ainsi qu'est entammé un cercle vertueux.
Et qu'il est du devoir des citoyens de savoir dire non à une déviance des politiques.

S'il les citoyens ne le font pas qui le fera ?

Aprés, donc, une meilleure démocratie.

19 février 2007

Le faux vote blanc de François Bayrou

Malgré tout le respect que je lui dois, François Bayrou est resté au milieux du gué dans sa proposition sur la reconnaissance du vote blanc.

Dans un premier temp, Le vote blanc est conditionné par le vote obligatoire :
"Je suis partisan de la reconnaissance du vote blanc, en contrepartie de l’instauration du vote obligatoire".

Mes remarques sur le vote obligatoire restent toujours les mêmes, lorsque l'on regarde le comportement en Belgique. Il est trés clair qu'en l'absence d'une conséquence clair du vote blanc, d'un effet réel sur le scrutin électoral, les électeurs se reportent sur les extrêmes. Tous mes articles sur la question le mettent en évidence, celui-ci en particulier.

Et François Bayrou semble accepter cette déduction implicitement :
"Peut-être découvrira-t-on alors que certains votes extrémistes n'étaient pas autre chose que des votes blancs."

Ainsi il justifie sa proposition :
"Cela signifie que pour obtenir une majorité de premier tour, il faudra regarder l'ensemble de l'expression, le vote blanc en faisant partie."

bien voici donc sa grande proposition,et je suis réellement agacé lorsque l'on me dit :
"mais pourquoi tu te bats puisque François Bayrou est favorable à la reconnaissance du vote blanc ?"
Non trois fois non, il n'y a pas de reconnaissance du vote blanc dans le programme de Bayrou.
D'abord définissons le vote blanc :
La comptabilisation des bulletins blancs parmi les suffrages exprimés supposent dans un premier temps que l'on compare le nombre des bulletins blancs avec le nombre de bulletins de chaque autre candidat. Dans un second temps, si le nombre de bulletins blancs est supérieur à chacun des autres scores, dans ce cas, ce serait le bulletin blanc qui gagnerait. Or comme cela ne correspond à aucun candidat, l'élection est invalidé. il est donc procédé à une nouvelle élection.

Il y a de nombreux commentaires qui sont faits sur ce point : combien de fois on refait l'élection? et si on arrive à élire personne comment on fait ? etc.. Mon sujet est de montrer que la proposition de François Bayrou est très largement inachevé, je répondrai directement aux argumentations dans un autre billet. Ici ce n'est pas le sujet.
N'est pas le sujet non plus de donner notre proposition qui annule l'élection et même si celle-ci est dans la première colonne... ;-)

Ainsi lorsqu'il est dit :"obtenir une majorité de premier tour" cela signifie que pour passer au second tour chaque candidat doit faire un score supérieur à ce seuil de de 12,5 % de suffrages exprimés y compris le vote blanc(par exemple pour les élections législatives). Évidemment dans ce cas les bulletins blancs ne sont pas comparé au nombre de vote pour chaque candidat. cela signifie simplement que plus le nombre de bulletins blanc est élevé plus le seuil de qualification est élevé, mais il y a forcément élection :

Abstention 20,00 20,00 25,00 60,00 30,00 20,00 25,00 25,00
Vote Blanc 25,00 2,00 33,00 25,00 75,00 67,00 75,00 80,00
Candidat A 10,00 13,07 8,93 10,00 3,33 4,40 3,33 2,67
Candidat B 25,00 32,67 22,33 25,00 8,33 11,00 8,33 6,67
Candidat C 40,00 52,27 35,73 40,00 13,33 17,60 13,33 10,67
suffrage exprimés 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00









Contestation 40,83 21,67 51,40 75,63 87,69 75,83 85,00 89,00
Candidats 75 98 67 75 25 33 25 20
TX Réel de vote blanc 20,83 1,67 26,40 15,63 57,69 55,83 60,00 64,00

Le TX Réel de vote blanc est correspond au pourcentage de vote par rapport aux inscrits.
La "contestation" est le taux de votes blancs réels additionnés à l'abstention.


L'élection n'est quasiment jamais remis en cause et cela même lorsque l'abstention et les vote blanc totalise 75 % d'exprimé !! Alors, on pourra toujours dire à plus de 80 % il n'y a pas d'élection, mais franchement pour moi c'est déjà trop tard depuis longtemps. D'autant qu'on peut voir qu'avec 75 % totalisé par le vote blanc réel et l'abstention il y a aussi une élection, or aujourd'hui ce score annule le scrutin... conformément à la loi 126 du code électoral.
Mais Admettons..
Non j'y arrive pas.
Allez je fais un effort :

Le second tour ?
Il n'y a pas de comptabilisation de vote blanc au second tour...et puis vraiment je me demande quel respect auront les électeurs de celui qui sera élu avec 75% de vote blanc au premier tour...

Ce qui m'embète un peu c'est la confusion induite dans le mélange des genres :
On annonce vote blanc, mais est abordé le vote obligatoire, l'élection présidentielle puis un seuil à 10 %...
Les citoyens surfeur auront peut-être par ce billet un peu d'éclairage et un peu de clarté.

Cette proposition de vote blanc est une mauvaise idée, je veux bien réfléchir avec des personnes de son équipe pour obtenir une meilleur solution. Mais évidemment, ma proposition n'est pas exclusive et je veux bien aussi participer à des tables de réflexions que ce soit au Parti Socialiste ou à l'UMP. Comme je l'ai déjà fait avec d'autres parti.

Vraiment désolé mr Bayrou mais votre proposition ne sert à rien.

15 février 2007

La nouvelle arcadie: Les citoyens s'expriment sur le vote blanc



La Nouvelle Arcadie, c'est pour moi, une petite perle de la démocratie. Et lorsque celle-ci met en débat le vote blanc, C'est avec grande fierté que je relaie les compte-rendus de ces débats.
J'en fais ici le résumé, mais il n'est en rien exhaustif ( faute de temps ), Si vous souhaitez tout lire visitez ce lien. j'essaie d'être autant que faire se peut le plus honnète possible dans les propos rapporté.

Ces débats éxiste depuis 1997, et c'est d'ailleur dans un de ces débats que l'idée du Parti Blanc est né au mois de Novembre 1997. Ce principe de café citoyen, c'était bien avant les initiatives à caractère électorales, ils ont toujours eu pour ambition de donner aux citoyens les moyens d'une expression respectueuse et équitable. Les règles énoncés et la charte donné en début de réunion sont d'ailleurs très claires :
  • Les citoyens qui veulent s'exprimer lèvent la main.
  • Les expressions partisannes et dogmatiques sont proscrites.
  • Les experts sont invités à s'exprimer dans les mêmes proportions que les citoyens.

Le débat proposé avait pour thème/Question :

Faut-il et pour quelles suites prendre en compte le vote blanc ?


Le premier citoyen ( celui ayant proposé la question au précédent débat )introduit le débat :
Alors la question du jour : faut-il et pour quelles suites prendre en compte le vote blanc, pour ma part ce qui m’intéresse est d’entendre l’avis des uns et des autres sur les suites à donner pour le cas où le vote blanc serait reconnu. J’ai une petite idée derrière la tête, je vous la livre maintenant et après je ne serais plus bavard, c’est promis. On a le cas dans plusieurs situations où la constitution et les règlements dans notre pays permettent de combler la vacance d’un poste lorsqu’il n’y a personne pour le prendre. Cela a été le cas deux fois, notamment lorsque Alain Poher a pris la présidence de la République. Donc on peut imaginer que devant une élection loupée, qui se solderait par un score blanc très important, on pourrait remettre l’élection à plus tard et assurer une espèce de pouvoir enfin d’une vacance du pouvoir entre les deux moments premières et secondes élections. Voilà la synthèse de mon idée. Formidable introduction et j'apprends au passage que Alain Poher alors président du Sénat a été président de la république par intérim a deux reprises : lors de la démission du Général de Gaulle du 28 avril au 19 juin 1969 puis à nouveau à la suite du décés de Georges Pompidou du du 2 avril au 24 mai 1974. Merci donc pour l'argument, je ne le connaissais pas, il figure désormais sur le sommet de ma besace ...

Evidemment la démarche est décriée et un citoyen explique : "je crains qu’elle n’aboutisse jamais sur quelque chose de concret. Pour moi voter blanc et s’abstenir c’est pareil, c’est une autre façon de ne pas décider même si les raison sont honorables et peut-être plus motivée mais la conséquence est la même[..]" S'en suit le même constat sur les faiblesses de nos démocraties que nous faisons, même si nous considérons que le vote blanc amorcerait un cercle vertueux.

La seconde intervention propose un seuil et l'instauration du vote obligatoire. tout en reconnaissant que la sanction est incontournable : "[..]pour le valoriser encore plus, et faire pression sur les candidats, il faut une sanction sinon ça ne sert à rien[..]".

La troisième intervention m'apprend également quelque chose : "[..]les renseignements généraux ont décidé qu’il y aurait neuf lettres de A à I qui annulent un vote. C'est-à-dire vous allez voter, vous mettez deux papiers dans l’urne, vous mettez une insulte sur un papier, vous mettez un vote blanc,[..]". En effet le quorum est fait sur les suffrages exprimés, et sont considérés hors du suffrage exprimés les éléments précités. Ce quorum est aujourd'hui de 25% des inscrits c'est à dire qu'il faut 75% d'abstention pour annuler un vote !!!. Le même interlocuteur (brillant, je trouve) ajoute :
"[..]Il y a donc une différence manifeste entre celui qui se déplace, qui fait donc un acte symbolique en se rendant dans [le bureau de vote] et après s’exprime et quelqu’un qui a décidé de ne pas y allez même s’il a toutes les bonnes raisons du monde[..]"
celui ajoute trés justement que "[..]ce qui est amusant est qu’à chaque fois qu’on en parle, on imagine que le vote blanc deviendrait d’un coup majoritaire[..]".
Effectivement, la question est toujours caricaturée, car cela ressemble à un aveu de faiblesse, Cependant je pense que c'est un indicateur de faiblesse des programmes politiques et non de la démocratie. Celle-ci tout au contraire, pourrait s'enorgoeuillir de reconnaitre une expression dissidente.

Un autre argument dans ma besace :
"[..]Le vote blanc a cette grande qualité là, c’est qu’il ne peut être interprété que d’une seule manière[..]"
hé hé, c'est une super réponse à ce qui pose la question de la signification du vote blanc ( parce que les motivations sont diverses ).
Cette remarque me plait bien également :
"[..]un tas de gens qui vont voter par défaut, c'est-à-dire, bon bien "je vais prendre le moins pire". Sauf que prendre le moins pire, le candidat s’approprie le vote et il s’approprie aussi bien le vote du militant que celui du moins pire[..]"

Puis une quatrième intervention qui répond, entre autre, sur le vote obligatoire :
"[..]Quant au vote obligatoire je suis le produit de ma formation initiale, j’ai été formé par les hussards de la république et l’obligation elle est morale je ne suis pas partisan d’une obligation législative de la participation à une consultation de quelque nature que ce soit[..]"

La cinquième intervention est symptomatique d'une certaine désillusion :
[..]je ne vois pas en quoi le vote blanc peut faire avancer la démocratie qui n’est plus aujourd’hui qu’une caricature. Parce que personnellement je considère que c’est verrouillé de toute part qu’il n’est pas possible d’avancer des idées nouvelles et de les faire porter par qui que ce soit dans la mesure où les politiciens se financent eux-mêmes, ont bloqué le système et que je dirais les gens qui se réclament être en dehors su système ce n’est qu’illusion.[..].

La septième intervention revient sur les origines du bulletins de vote, pour mieux expliquer le lent glissement qui s'est fait sur l'utilisation des bulletins de votes :
"[..]A ce moment là c’était le moment de la consultation un moment sacré, un moment où le citoyen devait exprimer sa volonté, dire moi je verrais bien à ce poste là untel ou untel. On pouvait noter sur un papier, on notait sur un papier libre le nom de la personne qu’on souhaitait voir en place. Petit à petit l’imprimerie arrivant, les moyens techniques se développant, on a formalisé les bulletins de vote donc avec des imprimés, c’est pour cela qu’après on devait se présenter avant et on ne pouvait plus voter pour son voisin.[..]" et c'est donc suite à l'impression des bulletins de vote que l'élection a changer de forme; "[..]ce n’est plus la consultation de la volonté réelle du peuple mais c’est une mécanique qui vise à élire et à mettre des gens en place, donc ce phénomène me semble-t-il a annihilé, détruit complètement l’idée de la démocratie, de la république. Il y en a qui ne veulent pas untel ou untel qui s’est présenté mais ne peuvent le dire[..]". La remise en perspective est passionnante, bravo le citoyen !! Car il est vrai qu'à force il y a une dérive : "Donc en fait la direction de la société a dérivé naturellement de par l’ impossibilité de ne pouvoir dire je ne veux pas que ça aille par là, donc on est en pleine dérive".

Certains répondront que le vote blanc n'est pas la solution à tout, non effectivement, nous considérons que c'est le début d'une réponse, c'est l'amorce d'une république rénovée, continuons..

La huitième intervention rebondit :
"Victor vient d’évoquer, de poser une question sommes-nous vraiment en démocratie.[..] il y a une phrase à la mode en ce moment c’est : « aimez la France ou quittez là ». Cette phrase est immonde. Et la phrase que nous disent les gens qui refusent le vote blanc, refusent de le prendre en compte c’est : « choisissez ou baissez les yeux » Moi je pense qu’il faut garder la tête haute et s’exprimer même par un morceau de papier."

La 9éme indique :Je vais revenir sur ce que vous avez dit tout à l’heure sur le verrouillage. Je dirais qu’effectivement ce sont les partis politiques qui verrouillent le système d’autant plus qu’il y avait auparavant le scrutin de liste, c'est-à-dire vous votez pour une liste, point final vous n’avez pas d’autres choix. Moi je me rappelle à la libération il y avait le panachage, c’était intéressant, on avait le droit de prendre quelqu’un dans une liste et dans une autre parce qu’on tenait compte de la qualité des personnes et non plus de l’appartenance à un parti politique. Or maintenant je dirais comme on disait autrefois, hors de l’église point de salut, hors des partis point de salut. Donc là c’est un point qu’il faut envisager et il faut peut-être arriver à débloquer tout cela. Ce que vous avez dit sur le vote blanc, sur plutôt le verrouillage du système, on a là quelques exemples.
Cependant je tiens à faire remarquer qu'à mon sens le problème ne doit être pris dans ce sens là. Mon objectif est réellement de faire passer la reconnaissance dans la réalité des faits. Et par conséquent l'enjeu est bien de convaincre, si on se contente de penser qu'il y a un "complot", cela déresponsabilise et nous retire des moyens d'actions.

la 11ème intervention justifie aussi : "Je trouve que l’avantage de prendre en compte le vote blanc serait de ramener à un pourcentage réel, de ramener à une réalité le pourcentage obtenu par les candidats. Cela ferait que ceux qui ont 12 ou 13% se retrouveraient peut-être à moins de 10%."

Le débat est vivant et les interventions fusent : Rapidement puisque depuis que j’ai demandé la parole beaucoup de choses ont été dites. La démocratie pour moi ce me semblait être la recherche de l’expression de la volonté générale. La volonté générale c’est quoi ? C’est le citoyen qui pendant une période donnée exprime au travers de la vie de tous les jours un certain nombre d’aspirations[..]Alors pour prendre une petite métaphore, si être citoyen aujourd’hui c’est simplement se rendre aux urnes et donc désigner un chef, il existait des tas d’autres régimes du temps des grottes.[..]En effet s’il s’agit simplement de dire qui va commander ce n’est pas forcément la peine de déplacer des millions de gens.[..]En démocratie ce n’est pas ça, la démocratie, l’exercice de la citoyenneté c’est exactement l’inverse.[..]Le vote blanc c’est précisément dire, écoutez moi j’ai observé ce qui se passait pendant l’exercice du mandat des élites et je ne suis pas du tout d’accord pour que l’un ou l’autre parmi ceux que vous me présentez représente dans la période à venir la volonté générale.
ou cet autre aussi :
Etymologiquement la démocratie c’est le pouvoir au peuple donc la question est de savoir si aujourd’hui en France le peuple a réellement le pouvoir. Dans une certaine mesure oui, et dans une certaine mesure la démocratie est probablement un petit peu en perdition. Donc moi ce que je pense personnellement c’est qu’on est probablement aujourd’hui dans un régime aristocratique, ce qui veut dire le pouvoir au meilleur..[..]il y a peut-être des candidats, peut-être tous qui ne vont pas correspondre au choix, aux attente ou aux opinions de tel ou tel citoyen. C’est où clairement le vote blanc reconnu est un instrument d’ouverture

L'animateur élargit le débat suivant ainsi le cours de la discussion:
Animateur- Je vais donner la parole à ceux qui n’ont pas encore parlé.
Mais je voudrais rebondir sur cette idée que finalement aujourd’hui ce qui manque c’est l’offre politique.[..]Et c’est peut-être ça qui fait peur, c’est peut-être après la reconnaissance du vote blanc qui fait peur finalement, cette sorte de vide auquel on a été habitués.

Face à une telle unanimité il est difficile d'exprimer une idée un peu contraire tout en étant dans la finesse: Je voulais souligner une chose, aujourd’hui je pense et la différence entre le vote local et le vote à l’échelle nationale. C’est vrai que la notion de vide est importante mais autant je conçois l’expression du vote blanc à l’échelle locale où on a une réelle expression de démocratie. A l’échelle locale quand le nombre, la population, n’est pas trop importante c’est facile d’insérer cela ; Autant à l’échelle nationale on est dans une démocratie représentative, on ne peut pas tous être responsables, on est dans un choix de qui va nous représenter dans nos choix. Et là le vote blanc pour moi appelle plus d’interrogation. Au second tour à la présidentielle l’expression d’un vote blanc me pose des questions pour moi personnellement.Qu’est-ce qu’aurait été la présidentielle de 2002 avec un vote blanc. Il ne faut pas oublier qu’il y a eu des gens comme Hitler, des gens comme Pétain qui ont été élus et aujourd’hui un système dans lequel on canalise le choix est aussi des fois un garde-fou.

Aprés que l'animateur est souhaité que l'assistance cesse de tourner "autour du pot", un intervenant reprend la précédente intervention qui suggérait un peu de pragmatisme :
le vote blanc en tant tel à mon sens n’est qu’un outil. Quand on utilise un outil on ne se pose pas forcément de grandes questions métaphysiques sur pourquoi j’utilise un outil. Donc essayons de rester un peu plus pragmatique pour le coup et de voir quelles seraient les conséquences réelles de la reconnaissance du vote blanc.[..] Il y a une espèce de trou noir où les lois tombent surtout celles qu’on ne veut pas voir appliquer. Et ça, ça veut dire une chose important c’est qu’il y a volonté manifeste de ne pas avoir un outil de plus. Alors c’est quand même amusant ? Moi si j’ai une tache à faire et qu’on me propose plein d’outils, pourquoi je refuserai un outil. C’est amusant cette idée de refuser un outil. Alors est-ce que cet outil va, je ne sais pas, est-ce que le fait que je ne sache pas m’en servir va montrer à quel point je suis mauvais [?]

bonne question.
Une autre question est également abordé :
Ça pose aussi la question de savoir si ça doit être un métier
et c'est autre de dire :
C’est juste pour dire que ce n’est pas parce qu’on est entré en politique et qu’on en fait et que ça se passe que ça doit durer toute une vie et qu’on doit être élu réélu, il faut qu’on laisse son poste à un autre et peut-être qu’il faut que ça tourne de manière plus, avec des cycles beaucoup plus courts.
Et celui-ci va plus loin et aborde la questions de renouvellement des élus :
Justement le fait du professionnalisme, il semblerait aujourd’hui, on le sent comme ça parce que les personnes qui nous représentent comme chef d’état ont fait une carrière en fait uniquement vouée à la fonction exécutive ou législative. Et moi ce qui me questionne beaucoup c’est justement que quand on parle du vote blanc on atteint un peu à cet emploi, à ce métier.[..]se pose la question de savoir qu’est-ce la profession d’homme politique puisqu’en France en plus c’est bien établi, il y a des écoles plus ou moins qui prédestinent, je pense à L’ENA même si tout le monde de vient pas de l’ENA.
Mais quand le sujet est la démocratie, comment éviter de parler de la démocratie athénienne et d'expliquer ainsi les raisons originelles de la professionalisation des politiques.
Sur la question de la professionnalisation, dans la démocratie grecque à Athènes la politique n’était pas une profession, mais Périclès a institué le triobole pour permettre à ceux qui travaillent et qui ne pouvaient pas quitter leur travail pour aller à l’assemblée de pouvoir être rémunérés, chaque fois qu’ils allaient à l’assemblée, à l’équivalent d’une journée de travail. Pourquoi les professionnels de la politique sont-ils payés, en grande partie au départ en tout cas pour les protéger de toutes les corruptions, c’est pour ça que ça a été fait.
Mes amis ce débat est de trés hautes tenues Jacqueline De Romily n'a qu'a bien se tenir ... !

D'ailleurs c'est bien parce que les rêgles sont respectés et que les citoyens se sentent respectés qu'il vont s'exprimer, quite à se faire rappeler à l'ordre lorsque qu'il parleront du Parti Blanc
Animateur- pas de prosélytisme SVP

Euh désolé, je reprends mon compte rendu :
Eh ! mais c'est mon blog je fais ce que je veux... !! non mais !
reprenons
un citoyen agacé par la surdité de sa Commune :
Certes il y a plein de choses à dire, tout à l’heure quelqu’un parlait de démocratie locale, je voulais en parler un peu aussi. Je crois qu’il n’est pas possible au niveau d’une démocratie locale, et on a eu un bon exemple à Caen, par rapport à voulez-vous un TVR, où 70% des gens ont répondu non et on a dit et bien vous l’aurez quand même.
[..]Ceci dit ils sont tous dans un système de parti dont ils ont accepté les clauses et ils s’en servent pour leur finalité, c'est-à-dire en gros être à leur place et pourvoir continuer à faire leur petit business. Moi j’estime que dans la société civile, une entreprise qui ne réussit pas est déclarée en faillite et on change ses dirigeants. Je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas faire comme ça dans la société politique.

Celui ci souhaite plus de concret :
Le fond de ma pensée est que la prise en compte du vote blanc pour le vote blanc, c’est nul, d’où la formulation de ma question faut-il et pour quelles suites prendre en compte le vote blanc. Lorsque l’on vote blanc on pose une question, et chacun sait que lorsqu’on rentre dans le bureau d’un patron avec une question on l’emmerde. Lorsqu’on rentre dans le bureau du patron, il y a des patrons ici, ils sont fous de joie, lorsqu’on rentre dans le bureau du même patron avec une question et une partie de la réponse voire la réponse complète on l’intéresse.[..]Imaginons un instant que ça y est, c’est reconnu, c’est pris en compte mais c’est pris en compte. pourquoi ? pour faire quoi derrière ?
[..]Ce qui m’intéresserait d’entendre dans la bouche de ceux qui y croient c’est que proposer pour l’après vote blanc, et puis aussi parce que c’est important, que ceux qui n’y croient pas nous disent en quoi les propositions sont tout bonnement inconcevables.

Il est toujours bon de rappeler qu'il y a un moyen d'agir, et cela sans être un professionnel et c'est en cela que nous pouvons être fier de la nouvelle Arcadie :
[..]est-ce que la politique est un métier aujourd’hui. Alors c’est aussi pour moi l’occasion de saluer le travail de cette association, la nouvelle Arcadie puisque l’équipe fondatrice a eu cette vision en créant l’association qui était la vision suivante, la politique ne devrait pas être un métier. Quand le pouvoir quel qu’il soit politique ou médiatique annonce le contraire et bien il y a des citoyens en France qui clairement réagissent par rapport à ça et considèrent que ça ne devrait pas être un métier,[..]

Voilà je commence à me dire que si vous avez lu jusqu'ici, c'est que vous pourrez lire les dernières contribution que vous trouverez en ligne qui parle de reprensentativité et des conséquences du vote blanc qui a permis de relativiser :

Dans ce cadre là pour arriver à savoir quelle est réellement la volonté du pays, la volonté générale il y a à mon sens quelque chose à faire, ce serait l’organisation nationale d’un grand débat, de réinteressement des citoyens que nous devrions être, à la chose publique à la chose politique et en ce sens généraliser les cafés citoyen sur tout le territoire, pour faire plaisir au président de la nouvelle Arcadie de Caen, à savoir si effectivement pour pallier à cette recrudescence du vote blanc, un débat national sur quelle voie prendre. Ainsi cela a permis de clore le débat par l'habituel choix de la question pour le débat suivant :

1- Nouvelle citoyenneté, nouvelle République ?...................................... 4 VOIX
2- La contribution fiscale est-elle un acte citoyen ?...............................14 VOIX
3- Un citoyen avec des devoirs ?.................................................... 9 VOIX
4- A quoi sert la citoyenneté aujourd’hui ?......................................... 2 VOIX
5- Les riches sont-ils utiles à la société ?........................................11 VOIX
6- En dehors des élections le citoyen peut-il faire évoluer la société ?............11 VOIX
7- Comment envisager une véritable cité citoyenne ?................................. 7 VOIX
8- Que serait s’occuper de la sécurité des citoyens ?............................... 7 VOIX
9- Quelle retraite pour demain ?.................................................... 8 VOIX
10-Qu’est-ce être un homme ou une femme politique aujourd’hui ?.....................12 VOIX
11 Quelles sont les véritables richesses de la société d’aujourd’hui ?..............11 VOIX
12-La raison d’état peut-elle justifier la manipulation des masses ?................11 VOIX

PROCHAIN DEBAT : SAMEDI 24 FEVRIER 2007
- La contribution fiscale est-elle un acte citoyen ?







24 décembre 2006

L'abstention n'est plus une option



Oui, l'abstention a plus de "valeur médiatique" que le vote blanc.
Oui, le jour de l'élection l'abstention est sous les feux de la rampe.
Oui, c'est le plus grand parti du premier tour.
Oui, on exprime le désaveu envers le politique.
Oui, c'est un moyen d'action politique.

Il y a probablement un moyen de rendre l'abstention positive.
Un moyen comme un autre, mais un moyen inefficace. Voyez : depuis la fin des années 80 l'abstention dans les scrutins européens a augmenté de 45 % pour la faire "culminer" en 2004 à 57% en France. Cela a t-il alerté des responsables politiques un an avant le 29 mai 2005 ? Non, trois fois non.

L'abstention ne permet pas de changer l'état d'esprit des responsables politiques.

Attendez vous que les prix augmentent de 60 % dans une boutique pour changer de "crèmerie" ?
Attendez-vous que la moité de la clientèle d'un commerce décampe pour vous dire qu'il y a un problème ?
Quand votre enfant a des notes entre 9,5/20 et 10,5/20, êtes vous soucieux ? Commencez-vous à penser à des moyens d'actions ? Voire des rétorsions si le manque d'intérêt est prouvé ?
A votre avis lorsque l'on tombe malade à quelle température il est le plus utile d'agir ? 38.5, 39.5, 40 ?A chaque fois le constat est tardif, et ne propose aucune solutions réaliste.
Il y a ici ou des constats identiques sur la situation sociale et politique du pays. Quel qu'ait été l'abstention on peut constater que les réactions ont été faible. Ce sont surtout les campagnes électorales qui ont joué avec cette frustration. Après ? Rien.
L'abstention favorise la négation du citoyen. Pour un élus, un abstentionniste c'est celui qui refuse tout, même la démocratie. Il ne lui accorde donc aucune espèce d'importance. Démonstration est faite compte tenu du peu de réaction des politiques face à la montée de celle-ci. Qui a t'il eu comme répercussions ? Le vote d'une loi sur le vote par correspondance, L'inscription automatique sur les listes électorales ne permettent de mettre en évidence qu'un désintérêt d'une part de la population. Tandis qu'une autre se voit écartée sans pour autant créer un questionnement utile.
L'abstention ne sert à rien, point.
On ne peut pas promouvoir la non-participation à cause d'un dysfonctionnement actuel. La reconnaissance du vote blanc permettrait de palier à ce dysfonctionnement.
Et quand bien même il s'agirait de remettre en cause la démocratie, il vaut mieux dire qu'on veut participer à cette remise en cause plutôt que de dire que nous laisserons aux autres le soin de le faire.
Émile Durkheim considère que l'anarchie, plus correctement appelée anomie, conduit au suicide. Je crois que l'abandon de toute action participative conduit au suicide de l'âme du citoyen. Dégagé de toute responsabilité sociale celui-ci ne voit pas à quel intérêt général doit profiter son travail au sens le plus large.
L'abstention n'est plus une option
Pour revenir à mes exemples ci-dessus:
Si vous dites à la vendeuse de cette boutique désertée qu'il y a un problème, plutôt que de tourner les talons sans vous exprimer, la répétition de ce même comportement permettra t-elle
d'éviter la mise en faillite du commerce ?
L'enfant qui a 12/20 de moyenne, fait il l'objet d'une prise de conscience si sur son carnet sont mentionnée de ou trois mots d'alertes ?
Et enfin n'est il pas plus intéressant de mettre une écharpe au premier éternuement plutôt qu'a la première quinte de toux ?
Aux abstentionnistes militants : votez blanc c'est plus sûr...

12 décembre 2006

Le vote utile vs le vote d'adhésion

Assez facilement depuis 2002 s'est ancrée dans l'esprit des Français la notion de "vote utile". C'est d'abord dans les triangulaires législatives avec le parti d'extrême-droite, que l'on parle d'alliance républicaine et de vote utile. Cette facilité électorale n'a pas cessé d'agacer les militants et certains acteurs politiques. Aujourd'hui personnifié par Ségolène Royal. En 2002, il était utilisée en faveur de Jacques Chirac au cours du second tour. Appuyée par le proverbe aux origines introuvables : "Au premier tour on choisit au second on élimine" que l'on retrouve jusque dans la proposition de loi d'un député. Cette idée est aussi partagée parmi les élus puisque Pierre Bilger pense que "La démocratie gagnerait en clarté et en responsabilité si le plus d’électeurs possibles se plaçaient mentalement dès le départ, en situation de second tour et apportaient d’emblée leur voix à celui qui, parmi les deux ou trois candidats réellement en position de l’emporter, correspondait le moins mal à leurs aspirations."
Le vote utile
C'est le principe même du vote utile, c'est à dire de choisir la conséquence immédiate du vote et faire barrage. C'est une manière subliminale de parler du vote "contre". Argument qui est utilisable par tous dans l'échiquier politique : En effet Jean-Marie le pen déclarait sur France 2 : "On sait qu'au premier tour on choisit, au deuxième tour on élimine. Eh bien il se peut que ce soit mon adversaire que le peuple français souhaite éliminer".
De fait, Le choix qui est proposé aux électeurs lorsque l'on utilise le principe de vote utile est purement antidémocratique. Car si le gouvernement du peuple par le peuple est un des principe fondateur de notre démocratie, Le choix doit être politique. Le choix ne peut pas être utile, dans ce cadre là tout est utile. La démocratie est utile. Le choix utile est le choix du sens que veut lui donner l'élu "utile". L'électeur donne, en gros, un chèque en blanc à l'élu élu "utilement".
Le vote d'adhésion
J'oppose à cela le vote par adhésion, ce vote-là est exigeant. l'électeur qui choisit de voter par adhésion est comptable de son adhésion. Il est attentif et impliqué dans la vie de sa cité. Il défend le rôle de son élu et sa fonction. C'est ce que l'on appelle chez les sondeurs "la base électorale". Cette base, qui, quoiqu'il se passe vote pour les idées d'un parti politique. Cette base s'effrite en cas de corruption comme le dit l'étude du CEVIPOF publié au mois d'octobre, preuve de l'engagement d'un groupe électoral. C'est cette partie de la population qui exige le plus de ces représentants. Son adhésion est la marque d'un certain idéal et de la défense d'un projet de société.

11 décembre 2006

Mais que veut dire un vote blanc ?

La question est sans cesse posée. La réponse est pourtant simple :

"Aucun des candidats ne me convient."
C'est vrai qu'elle est embêtante cette réponse. Pour un politique cela signifie directement qu'il n'a pas su convaincre. Face à ce vide, le candidat est perdu s'il considère qu'une campagne se passe dans un seul sens :
Le candidat propose et l'électeur vote, point. Cela devait bien fonctionner quand en face l'électeur n'avait pas le moyen de comparer, de réfléchir aux propositions.

Le Monde a changé.


Aujourd'hui il doit y avoir un échange, une discussion, un débat. L'électeur attend de celui qui se soumet au suffrage un résultat. Cette démarche , ce changement de société vient peut-être de l'individualisme croissant, ou d'un certain consumérisme ou c'est encore la consécration d'un peuple mâture face à la démocratie. Dans tous les cas il démontre que l'électeur est conscient plus que jamais que la démocratie est l'enjeu d'un échange, d'un dialogue d'une négociation dans lequel le candidat et l'électeur s'éduque mutuellement. Le Bulletin blanc permet de ne pas disqualifier cette discussion, ce rapport humain. Il permet de rester dans le champs du dialogue que le candidat le veuille ou non.
Et si le dialogue n'est pas possible. Si les candidats sont rejetés de manière majoritaire, la conséquence doit être la disqualification des candidats, puisqu'ils n'ont pas souhaité établir ce dialogue. puisqu'il n'ont pas souhaité respecter la parole de l'autre en l'écoutant.

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